Rotorua la sulfureuse

Si l’activité volcanique caractérise bien l’île du nord et surtout la région centre, c’est à Rotorua qu’elle est à son apogée. L’air saturé de soufre et les odeurs d’œuf pourri annoncent déjà bien la couleur : il s’agit de l’une des zones géothermiques les plus actives de Nouvelle-Zélande. Rotorua est aussi la ville des activités de plein air de l’île du nord : dévaler une pente herbeuse dans une boule géante en plastique ou encore faire de la luge d’été, les activités ne sont pas en reste ici ! Je (Julie) me suis lancée et jetée dans le vide de 43 mètres de haut. Je n’aurais jamais cru faire un saut à l’élastique de ma vie mais en Nouvelle-Zélande c’est un sport à part entière et c’est ici qu’il a été inventé. J’étais plutôt fière de moi : arrivée en haut, pas d’hésitation, j’ai sauté! Et qu’elle sensation ! C’est très intense de se jeter dans le vide et de voir le sol se rapprocher. Ça ne dure que quelques secondes mais la montée d’adrénaline est indescriptible et irrésistible.

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Après les sensations fortes, une promenade dans la nature s’imposait. Nous avons été dans la forêt Redwoods non loin du centre de la ville. Ce superbe parc forestier a été érigé en 1899, date à laquelle 170 espèces d’arbres ont été plantées afin de déterminer lesquels s’adapteraient le mieux au climat de la région. Les séquoias californiens redwoods se sont si bien distingués que la forêt a été renommée en leur nom. Les couleurs sont superbes et on se sent tout petit à côté de ses arbres majestueux.

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Rotorua est aussi la ville de la tradition maorie, le lieu idéal pour se familiariser avec leur culture. Aujourd’hui, ils représentent d’ailleurs 30% de la population de la ville. Nous avons donc décidé d’aller visiter le village thermal maori Whakarewarewa qui demeure habité par une tribu maorie vivant ici depuis des siècles. L’originalité du village est qu’il est bâti sur une zone géothermique. La visite guidée très intéressante nous permet de comprendre comment ils vivent et utilisent les ressources naturelles dans leur quotidien : cuisson de la nourriture dans des sources chaudes ou à la vapeur naturelle (caisson), bains thermaux extérieurs ou encore bain de boue pour les soins essentiellement. Nous avons également assisté à une performance culturelle : haka, chants et danses, une véritable immersion culturelle. Pour clôturer le spectacle, nous avons assisté à l’explosion du geyser Pohutu qui crache sont jet jusqu’à une trentaine de mètres. Le guide nous a expliqué que l’état voulait exploiter et commercialiser la zone géothermique mais la tribu maori installée ici depuis toujours et considérée comme la gardienne de cette richesse naturelle a décidé de rester, le village demeure vivant grâce à ses habitants.

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Il faut savoir que Rotorua est construite à la jonction de deux plaques tectoniques : la plaque Pacifique et la plaque Indo-Australienne. Cette activité souterraine remonte à la surface jusque dans les rues de la ville et à donner naissance à de magnifiques sites géothermiques. Nous avons débuté avec le parc Waimangu Valley qui est le plus jeune système géothermique au monde, puisque la date exacte du début d’activité est le 10 juin 1886, date de l’éruption du mont Tarawera. Cette vallée est constituée de cratères bouillonnants, petits geysers, ruisseaux et sources chaudes, terrasses de silice et forêt indigène (l’écosystème s’est rétabli depuis sa dévastation due à l’éruption volcanique). Aussi, c’est ici qu’en 1900 le plus grand geyser du monde est entré en activité avec une hauteur pouvant atteindre 400 mètres !

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Le parc Wai-O-Tapu (« eau sacrée » en maori) est un immense parc géothermique de 15 000 ans. Cette zone est traversée par la rivière du même nom qui rejoint le fleuve Waikato. Il faut savoir qu’aucun poisson ne peut y survivre étant donnée la forte présente de certains composants chimiques. Les couleurs dominante du parc sont : jaune (soufre), orange (antimoine), blanc (silice), vert (arsenic), rouge (oxyde de fer), noir (soufre de carbone) et violet (manganèse). Une des attractions majeures du parc est la « Champagne Pool », un bassin de 65 mètres de diamètre et de profondeur qui doit son nom aux bulles de gaz visibles en surface. Il faut environ une heure et demie pour faire le tour du parc et admirer les 25 attractions. Le « Devil’s bath » (bain du diable) est très impressionnant avec sa couleur vert pomme flash. Si l’envie de vous baigner vous prend, sachez que la couleur est due à sa teneur en arsenic ! Pour nous, les deux parcs sont stupéfiants et valent le détour malgré leurs prix (36 $ par personne pour Waimangu mais nous avions une réduction et 32,5 $ pour Wai-O-Tapu). Les deux se complètent bien et illustrent parfaitement l’activité volcanique unique de la région.

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